Méthode LIBERFUMER

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Sans envie de fumer on ne fume pas, la cible de la méthode est donc l’envie de fumer, il faut l’anéantir.  


Nous voyons d’abord la méthode en général et les différences cruciales avec l’arrêt brutal, ensuite les aides associées à l’arrêt brutal et la cigarette électronique qui est une dépendance et un coût à vie, puis la méthode en détail. Pour terminer nous verrons les chapitres sur la nicotine et le paquet de cigarettes dont nous voyons ci-dessous des passages importants.  


 Il est souvent dit que le tabagisme est une dépendance à la nicotine, c’est faux et logiquement démontré, par conséquent le traitement à la nicotine avec une diminution de la dose de nicotine n’est pas adapté au tabagisme, par nature il manque de puissance et il est donc subordonné à l’arrêt brutal, si on ne se l’impose pas on continuera de fumer (de même pour les autres aides), nous verrons aussi ce que disent des experts qui ont vu plus de 700 études sur la nicotine et concluent qu’il n’y a pas de dépendance. 


En fait, le tabagisme est une dépendance au tabac, ce qui change radicalement la méthode pour s’en séparer, il faut donc diminuer ou annuler les éléments de la dépendance au tabac, principalement la proximité permanente du paquet de tabac dans un sac ou une poche et le paquet de cigarettes fumé en totalité. 


Si, par exemple, on avait toujours fumé la moitié de chaque paquet en jetant l’autre moitié, on ne serait jamais devenu fumeur invétéré comme on l’est maintenant, on aurait peu fumé et arrêté depuis longtemps. C’est parce qu’on le fume toujours en totalité qu’on le devient car il n’y a aucun frein ou obstacle à l’achat du paquet suivant. Les conséquences sont contraires suivant qu’il y a un obstacle assez puissant ou non. 


En partant de fumeur invétéré, si on est constant dans la pratique de ne pas fumer une grande partie du paquet, la moitié ou plus, on finira par prendre la décision de ne pas acheter le paquet suivant dans la foulée de l’achèvement du paquet en cours comme on le fait quand on fume le paquet en totalité, on sera donc sans réserve de tabac. Quand une envie de fumer sera irrésistible on achètera un paquet pour n’en fumer qu’une partie, les envies irrésistibles seront de plus en plus rares et les périodes sans réserve de plus en plus  longues, puis l’envie sera nulle, on ne fumera plus. 


En fumant la totalité de chaque paquet on fume une quantité continue, en fumant seulement une partie, on fume une quantité discontinue, l’envie de fumer ne peut être égale, ni augmentée, elle diminue puis est nulle. 


Prenons un exemple, la dépendance aux jeux du casino consiste à jouer une somme continue, sans obstacle ni rupture, si le joueur double le budget par exemple, une moitié pour jouer et l’autre pour ne pas jouer, donc à jeter, l’envie de jouer diminuera et finira par être nulle puisque la somme à jouer est discontinue, avec obstacle et rupture. 


Commençons maintenant par le début. Si vous fumez la cigarette électronique et que vous vous engagez avec cette méthode, abandonnez-la définitivement et simultanément commencez la méthode avec le tabac qui est à l'origine de la dépendance.

 

Comme on fume plusieurs cigarettes par jour tous les jours sans relâche depuis des années, lustres ou décennies, le tabagisme qui comprend l’envie de fumer et fumer est très puissant, quasi instinctif, enraciné comme un chêne centenaire, on est peu disposé pour arrêter. L’arrêt est alors comme un fruit vert et pour passer progressivement du fruit vert au fruit mûr il faut le déraciner peu à peu avec des moyens puissants, déraciner un chêne demande de plus gros moyens que déraciner une fougère, bien sûr, il faut la volonté d’arrêter.  


La volonté n’a pas besoin d’être grande au départ, un peu suffit pour jeter les premières cigarettes, une par paquet, ensuite elle se fortifiera presque automatiquement avec le  cumul des cigarettes jetées et l’éloignement du tabac en fin de méthode (être sans réserve de tabac). 


L’arrêt brutal demande beaucoup de volonté d’un coup, c’est une des raisons de la grande difficulté à prendre cette décision et de sa fragilité ensuite. La volonté étant plus naturellement adaptée à une progression qu’à l’effort brutal et violent qui est contre la nature profonde de la volonté, on ne devient pas champion ou diplômé d'un coup mais progressivement.        


Le tabagisme est très puissant, il a fait 100 millions de morts au XXe siècle et 6 millions par an de nos jours, fumeurs qui n’ont pas pu arrêter avant d’être gravement et mortellement malade, preuve de sa grande puissance. 


L’arrêt brutal coupe le tronc du tabagisme, reste la souche, l’envie de fumer, il est directement contre fumer et indirectement contre l’envie de fumer, il faut une méthode directement contre l’envie pour la dessoucher.


Cette méthode est directement contre l’envie de fumer avec des actions très puissantes comme jeter des cigarettes et à la fin, être sans réserve de tabac, si une envie est irrésistible il faut se déplacer pour acheter un paquet de cigarettes, en jeter une partie et fumer le reste, ensuite vous êtes à nouveau sans réserve et ainsi de suite pour chaque envie irrésistible, l'envie de fumer finira par être nulle.


Ces actions sont favorables à la diminution puis à l’annulation de l’envie, alors que la proximité permanente du tabac et le paquet de cigarettes à fumer en totalité sont favorables à l’envie de fumer maximum, au tabagisme à vie et aux maladies graves.

 

C’est à partir du moment où on est sans réserve qu’il faut résister aux envies ou fumer si l’envie est irrésistible, on aura toujours le choix car on ne s’interdit pas de fumer, nous y reviendrons, contrairement à l’arrêt brutal qui interdit de fumer ou bien on casse l’interdit et c’est la rechute. 


La conséquence de l’arrêt brutal est de ne plus acheter de tabac à cause du fait qu'on ne fume plus mais on a envie de fumer, on met la charrue avant les bœufs ou c'est commencer la maison par le toit dit un autre proverbe,  alors que la conséquence de cette méthode est de ne plus acheter à cause de l’envie nulle, qui elle même a pour conséquence de ne plus fumer et donc, finalement, de ne plus acheter de tabac, c'est le bon ordre. 


La chaîne relativement courte des causes et conséquences logiques n’existe pas avec l’arrêt brutal, c’est un raccourci qui brûle l’étape de l’envie de fumer nulle. 


Le raccourci, l’arrêt brutal est valable quand le tabagisme est peu enraciné (c'est plutôt un arrêt net car il n'y a pas de rupture brutale, violente avec une pratique profondément enracinée qui demande à se perpétuer à vie), on aura assez de force pour annuler une envie peu développée.

 

L’arrêt brutal n’est plus valable quand le tabagisme est fortement enraciné par des années de pratique tous les jours, c’est alors une seconde nature quasi instinctive presque aussi forte que la première nature, on doit fumer presque comme on doit manger, boire, dormir… l’envie est trop développée, trop puissante et la force trop faible, d’où le terrain favorable aux très nombreuses rechutes.  


Il faut bien comprendre pourquoi l’envie diminue puis est nulle avec cette méthode et pourquoi ce n’est pas le cas avec l’arrêt brutal. Nous allons d’abord voir et développer le cas de cette méthode puis, après quelques paragraphes, nous verrons le cas de l’arrêt brutal.

 

 

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