Méthode LIBERFUMER

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Passons maintenant à la méthode en détail. Cette méthode ne vous dit pas que ce sera facile car l’envie de fumer est très puissante, mais ce sera toujours plus facile que l’arrêt brutal où il faut résister  en vain contres des dizaines, centaines ou milliers d’envies avec le risque permanent de la rechute et une guerre intérieure qui ronge et abat l’esprit (c’est la rechute) comme un castor ronge un tronc et l’abat, ici il faudra résister efficacement à peu d’envies, une dizaine, pour qu’elle soit nulle. 


L’intensité de la première envie à laquelle on résiste quand on est sans réserve de cigarettes est la plus haute, la lutte sera la plus difficile, l’intensité de la seconde envie est moindre, la lutte plus facile et ainsi de suite jusqu’à l’envie nulle. 


La difficulté de la lutte a un avantage, on s’en souvient et on ne veut pas recommencer, il faut l’affronter et la vaincre. 


Comme on peut toujours fumer, la guerre n’a pas lieu, l’amplification de l’envie non plus, on est toujours calme, serein, confiant, rassuré, optimiste… sentiments positifs avec lesquels on reste à vie. 


Vous pouvez mettre en parallèle les sentiments négatifs permanents ou sans cesse revenant de l’arrêt brutal, la dépendance et le coût à vie de la cigarette électronique et les sentiments positifs permanents de cet arrêt progressif, le choix sera plus facile.  


S’interdire de fumer à vie quand l’envie est nulle avec cette méthode, c’est faire apparaître les sentiments négatifs qui vont ranimer l’envie de fumer. Si je m’interdis à vie de jouer à la bataille, de faire tel sport, d’aller au pole Nord et d’autres activités dont je n’ai aucune envie, j’en aurais envie car l’esprit est libre par nature et supporte difficilement d’être prisonnier d’interdits.  


Par conséquent, la seule combinaison compatible, accordée, est l’envie nulle et pouvoir fumer, c’est paradoxal mais vrai et confirmé par la foule des activités, nous l’avons vu, dont on n’a pas envie et qu’on ne pratique pas mais que l’on peut pratiquer. 


Le tabagisme peut être vu comme un long tunnel de 10 kilomètres en ligne droite dans lequel on se trouve entre deux cigarettes, on est à 1 kilomètre de la sortie « plaisir de fumer », on  voit clairement sa lumière, et on est à 9 kilomètres de la sortie « peines du tabagisme» avec toutes les maladies graves et mortelles du tabagisme, on ne voit presque pas sa lumière, et donc on se tourne systématiquement vers la plus forte lumière du plaisir, on a envie de fumer et on fume. Il faut aller progressivement vers la lumière des peines mais pas trop vite ni trop lentement car cela provoque le rejet et l’abandon. 


La méthode ne doit pas être trop rapide et brutale, par exemple, jeter de suite une cigarette sur deux, car cela va provoquer un  rejet et l’abandon, et pas trop lente, jeter une cigarette sur 20 pendant 3 mois, car cela va aussi provoquer un rejet, une lassitude et l’abandon. Il faut donc trouver un juste milieu et une progression acceptable. 


Voyons d’abord quelques préalables. Achetez votre qualité préférée une fois sur deux, puis une fois sur trois et abandonnez-la car c’est un élément puissant de l’envie de fumer, n’essayez pas toutes les qualités pour limiter l’envie, fixez- vous d’abord sur trois ou quatre assez proches de la préférée et changez régulièrement pour qu’une ne soit pas la nouvelle préférée. 


Fumer ensuite les qualités les plus opposées à votre goût (brunes pour blondes ou inversement, tabac pour pipe ou à rouler de faible qualité, cigares de faible qualité, cigarettes mentholées…) et en avoir la perspective va aider à décrocher plus facilement, l’intensité de l’envie de fumer sera nécessairement moindre mais la quantité fumée peut être identique, du moins au début. 


Ce n’est qu’après avoir fumé des qualités proches de la préférée pendant une ou quelques semaines, que vous passez aux qualités nettement inférieures, ce pour ne pas faire une progression trop brutale qui crée le rejet et l’abandon. 


Après chaque cigarette, la persistance du goût et de l’odeur du tabac incite à fumer la cigarette suivante, pour l’éliminer en partie ou en totalité, prenez un bonbon sans sucre ou faites une pulvérisation dans la bouche avec un spray respiratoire ou respirez une huile essentielle forte comme la menthe poivrée.  


Pour arrêter le réflexe gestuel de porter la cigarette aux lèvres, mettez la main qui ne tient pas la cigarette en travers de la trajectoire de la main qui tient la cigarette habituellement pour arrêter le mouvement vers la bouche, avec une cigarette allumée ou non. Quand vous ne fumerez plus, confectionnez une cigarette fictive à peu près de même taille en enroulant du papier et en le scotchant pour que ce soit durable, faites l’exercice, le réflexe se perdra.      

 

 

 

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