Le paquet de cigarettes


Le paquet de cigarettes avec une grande quantité de cigarettes est le diable du tabagisme. Il est étudié pour être à proximité dans une poche ou un sac, et il est le principal responsable de l’enracinement du tabagisme car à la fin du tout premier paquet on a déjà une certaine habitude de fumer. 


Si on compte 6 inhalations de fumée par cigarette, on arrive à 120 inhalations pour un paquet de 20 cigarettes. Bien avant la cent-vingtième inhalation on a dépassé le stade de la disposition pour fumer, on l'a dès la première, seconde ou troisième cigarette (6, 12 ou 18 inhalations), à la cent-vingtième inhalation on a un certain degré d’habitude. De même que bien avant la cent-vingtième fois on a eu l’habitude de choses plus complexes comme faire une addition, nouer ses lacets.


Changer d’habitude étant difficile et la continuer facile, on achète le second paquet, le degré d’habitude est plus élevé à la fin du second paquet, le changement plus difficile, on achète le troisième paquet et ainsi de suite.  


On n’a pas d’autre choix que la quantité minimum par paquet de 20 cigarettes en France. On est presque dans l’obligation de fumer la totalité du premier paquet puisque normalement on n’achète pas pour jeter mais pour consommer en totalité, et on ne sait pas a priori où cet achat nous mène, en l’achetant, on s’engage inconsciemment dans le tabagisme à vie.


L’État accuse le fumeur, augmente sans cesse le prix alors qu’il est en grande partie responsable du problème et fait des mesurettes poids plume comme le paquet neutre alors que le tabagisme est un problème poids lourd, environ 78 000 décès par an en France, plus que ceux liés à l’alcoolisme, 35% par cancer des bronches et des poumons1. Le code de la route a de multiples règles efficaces pour limiter les accidents graves et mortels mais n’a jamais eu autant de décès, en 1970, 16 500 morts  pour être en dessous de 3 500 en 2019, la sécurité des voitures est aussi meilleure.           
L’État interdit la vente à l’unité et impose la vente de grandes quantités de cigarettes à la fois qui crée une sorte d’abonnement à vie au tabac. En fait, il faudrait exclusivement la vendre à l’unité, cependant on pourrait acheter vingt cigarettes ou n’importe quelle quantité à la fois. 


Par une sorte de loi naturelle ou non écrite, on vend beaucoup de choses à l’unité, certains cigares, voiture, maison, café, menu, demi de bière, verre de vin… et non par deux ou vingt ! Il semble certain que si on achète vingt billets d’avion par avance, en une fois, l’envie de voyager sera multipliée et même si on n’a aucune envie au début, l’envie viendra. Si on doit toujours acheter vingt demis de bière ou ballons de vin d’avance au bar, on deviendra plus facilement alcoolique, on sera plus tenté de boire de grande quantité et de revenir au bar plus souvent. 


Le fumeur fume beaucoup, en moyenne 13 cigarettes par jour, car ayant une grande quantité de tabac disponible à proximité, il peut fumer à la moindre envie, ce qui devient une habitude de fer, inflexible, il est extrêmement difficile de diminuer sa consommation ou impossible pour la quasi-totalité des fumeurs. 


Si le minimum est un paquet de 100 cigarettes, le fumeur augmentera sa consommation car c'est déjà payé, il faut les fumer et la très grande quantité disponible va abaisser le seuil d’intensité de l’envie qui déclenche l’action de fumer, les envies seront donc multipliées. Une marque connue vendait des boites rondes métalliques de 100 cigarettes, l’envie de fumer était multipliée quand la boite était à proximité. 


En vendant par 20 cigarettes minimum le seuil est plus élevé  et à l’unité encore plus élevé. Le seuil n’est pas chiffrable de manière très précise mais on doit en tenir compte car il y a une différence. 


Si on peut acheter la quantité voulue, la quantité moyenne des cigarettes fumées sera inférieure, la dépendance sera moindre et il y aurait moins de cancers du tabagisme, d’amputations… 


Quant à l’interdiction pure et simple du tabac ou l’interdiction de vendre plus d’une cigarette à la fois, elle entraîne de suite le trafic à grande échelle comme vu avec la prohibition aux États-Unis, mesure à laquelle ils finirent par renoncer. 

 

Introduction

 

 

 

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